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Révélation et signalement
Combien de temps les victimes mettent à en parler, combien portent plainte et ce qui les en empêche.
Révélation et signalement
Les victimes d’abus sexuels dans l’enfance tardent à en parler et la plupart ne portent jamais plainte. Selon l’Enquête nationale, 38 % des victimes n’en ont jamais parlé à personne, et parmi celles qui en ont parlé, 31 % l’ont fait dans l’année, 20 % entre deux et dix ans plus tard et 48 % ont attendu plus de dix ans (UC, 2022). Selon le calcul pondéré de la Fondation sur la base de données de l’enquête, seules 9 victimes sur 100 ont porté plainte auprès des Carabineros (police nationale), de la PDI (Policía de Investigaciones, police judiciaire) ou du ministère public (parquet) (note technique).
En Espagne, la Macroenquête de 2019 a constaté que seuls 11,1 % des cas de violences sexuelles hors du couple subies par des femmes de 16 ans ou plus, à n’importe quel âge, avaient été signalés à la police ou aux tribunaux, par elles-mêmes ou par d’autres personnes. Parmi celles qui n’ont pas porté plainte, le motif le plus cité était d’avoir été une fille ou mineure au moment des faits, dans 35,4 % des cas (Macroencuesta 2019).
Une revue systématique de 27 études quantitatives publiées entre 2000 et 2022 a identifié 17 facteurs associés au fait qu’un enfant révèle l’abus (Abdul Latiff et al., 2024). Une étude canadienne portant sur 164 dossiers de police a montré que la révélation est plus tardive lorsque l’agresseur est un proche, que l’abus est grave et répété, et que la victime est plus jeune (Wallis et Woodworth, 2020). Un projet de loi qui augmente le coût du signalement agit sur des victimes qui font déjà face à ces obstacles et sur les adultes qui les entourent.
Traduction de la Fundación Para la Confianza. En cas de différence, la version espagnole prévaut. Version espagnole.
